GEO et relations presse : le revers dont on parle trop peu

26 octobre 2026

GEO / IA / RP

Dans le petit monde de la communication, tout le monde s’accorde sur un point : les relations presse sont au cœur du GEO. Chez Osactu on le pense aussi et même plus que beaucoup d’autres. Mais cet engouement a un revers que presque personne n’évoque.

Le GEO, c’est quoi exactement ?

Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne la visibilité d’une marque dans les réponses des moteurs génératifs : ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini. Pour construire leurs réponses, ces outils s’appuient de plus en plus sur les articles de presse. Être cité dans un média reconnu augmente donc les chances d’être cité par une IA.

C’est ce qui explique le regain d’intérêt de nombreuses entreprises pour les relations presse. Ce levier mis de côté par certaines entreprises redevient stratégique.

Des journalistes qui tirent la sonnette d’alarme

Il suffit de lire les journalistes sur LinkedIn pour mesurer le problème. Récemment Nicolas Maviel, rédacteur en chef adjoint du journal Le Parisien expliquait avoir reçu 67 e-mails en seulement deux heures. Quatre l’intéressaient. Soit un taux de pertinence de 6 %. Et le GEO ne va rien arranger.

Le risque identifié : une avalanche de communiqués mal ciblés

Si la presse devient un moyen d’exister dans les moteurs génératifs, de plus en plus d’entreprises vont être tentées d’envoyer des communiqués. Sans angle, sans lien avec la rubrique du journaliste, parfois sans savoir ce qui fait réellement une information. Et en masse, depuis des bases de contacts qui n’ont pas été qualifiées.

Les conséquences sont prévisibles. Les journalistes vont perdre du temps. Leur confiance dans les marques qui réalisent ces envois va s’éroder. Les entreprises vont donc perdre leur crédit auprès des rédactions. Or un journaliste agacé s’en souvient longtemps et il ne décroche plus.


Ce qui fait la valeur d’une agence de relations presse

C’est précisément ici que se joue notre métier :

  • Cibler les bons journalistes plutôt que tous les journalistes
  • Construire un angle qui parle à leur rubrique et à leur actualité
  • Savoir dire non à un client quand un communiqué n’a pas de raison d’exister.

Un bon conseil en relations presse protège autant la relation avec les journalistes que la visibilité de la marque. Ce travail de fond n’a rien de nouveau, mais le GEO le rend plus nécessaire encore.

En réalité le GEO oblige à faire mieux, pas plus

Le GEO ne remplace pas les relations presse, c’est tout le contraire. Il nous oblige à réaliser notre métier avec davantage d’exigence, parce que la pression pour envoyer va augmenter alors que la tolérance des rédactions, elle, ne fera que baisser. Chez Osactu, agence conseil en stratégie médias et influence, notre ligne de conduite tient en une phrase : uniquement des envois qui comptent vraiment.


Vous réfléchissez à votre stratégie de relations presse à l’ère du GEO ? Contactez-nous.